La connectivité en RDC était au cœur du Vodacom Impact Forum 2026, organisé le 8 octobre à Kinshasa. À cette occasion, Vodacom a plaidé pour un cadre fiscal et réglementaire plus prévisible afin d’encourager les investissements dans les télécommunications. L’objectif est d’étendre les réseaux et de réduire la fracture numérique.
Connectivité en RDC : Vodacom appelle à soutenir les investissements
Le directeur général de Vodacom Congo, Khalil Al Americani, a souligné l’importance d’un environnement favorable aux investissements de long terme.
Selon lui, le secteur doit relever plusieurs défis. Il s’agit notamment du coût des infrastructures, de l’accès à une énergie fiable et de la prévisibilité des règles fiscales.
Ainsi, l’entreprise souhaite renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics et le régulateur. Cette coopération pourrait favoriser l’innovation et soutenir le développement de l’économie numérique.
Des obstacles à la connectivité en RDC
Malgré les progrès des télécommunications, plusieurs difficultés persistent dans le pays.
D’abord, les zones rurales restent moins bien desservies que les grands centres urbains. Ensuite, le coût des équipements et le faible pouvoir d’achat limitent l’accès aux services numériques.
Par ailleurs, le déploiement des réseaux exige des investissements importants. Les opérateurs doivent installer des antennes, renforcer leurs équipements et assurer une alimentation électrique fiable.

Pour répondre à ces défis, les participants au forum ont notamment proposé de mutualiser certaines infrastructures. Cette approche permettrait de partager des équipements et de mieux répartir les coûts de déploiement.
Le gouvernement mise sur l’inclusion numérique
La Première ministre, Judith Suminwa, a également participé à cette rencontre. Elle a rappelé l’importance du secteur privé dans la transformation numérique de la RDC.
De son côté, le ministre des Postes et Télécommunications, José Panda, a évoqué plusieurs priorités. Parmi elles figurent la connexion des 145 territoires et la réduction de la fracture numérique.
Le gouvernement entend ainsi accélérer la digitalisation du pays à l’horizon 2030. Pour y parvenir, il compte renforcer la collaboration entre les institutions publiques et les opérateurs privés.
Quels bénéfices pour la population ?
Une meilleure connectivité pourrait faciliter l’accès à de nombreux services.
D’une part, les élèves et les étudiants pourraient accéder plus facilement aux ressources éducatives en ligne. D’autre part, les entrepreneurs bénéficieraient de nouvelles possibilités pour développer leurs activités.
De plus, les services financiers mobiles et les démarches administratives numériques pourraient toucher davantage de citoyens.
Cependant, l’extension des réseaux ne suffira pas à elle seule. Les tarifs devront rester accessibles et la qualité de service devra progresser.
Un équilibre entre fiscalité et qualité des services
Le plaidoyer de Vodacom relance le débat sur les conditions nécessaires au développement des télécommunications en RDC.
Un cadre fiscal prévisible pourrait encourager les investissements. Toutefois, les autorités doivent également veiller aux recettes publiques et à la protection des consommateurs.
Le véritable enjeu consiste donc à concilier les besoins de financement des opérateurs avec les attentes de la population.
À terme, des investissements durables pourraient améliorer la couverture numérique et soutenir l’économie congolaise. Les résultats dépendront néanmoins des mesures adoptées et de leur mise en œuvre.
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