Une motion de défiance contre Muhindo Nzangi, ministre d’État chargé de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire en RDC, a été déposée à l’Assemblée nationale le vendredi 23 octobre 2026. La députée Hermione Bolumbe Bakando est à l’origine de cette initiative. Elle met en cause la gestion de 57 millions de dollars destinés au Projet d’entrepreneuriat des jeunes dans l’agriculture et l’agro-business (PEJAB).
Selon la députée, ces fonds auraient fait l’objet d’un détournement présumé. Toutefois, ces accusations restent à vérifier. Le ministre, de son côté, conteste ces allégations.
Muhindo Nzangi rejette les accusations de détournement
Mercredi 21 octobre, Muhindo Nzangi a répondu aux préoccupations des députés lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale. À cette occasion, il a rejeté les accusations concernant la gestion des fonds du PEJAB.
Le ministre affirme que les ressources financières restent disponibles. Il précise également que son ministère procède aux décaissements de manière progressive. Par ailleurs, il indique que 1 107 jeunes ont déjà bénéficié d’un financement dans le cadre de ce programme.
Ces explications visent à répondre aux interrogations sur l’utilisation des fonds. Néanmoins, les députés souhaitent obtenir des éclaircissements sur la gestion du projet et les résultats obtenus.
Le PEJAB au cœur du débat parlementaire
Le Projet d’entrepreneuriat des jeunes dans l’agriculture et l’agro-business vise à encourager les jeunes à entreprendre dans le secteur agricole. Grâce à ce programme, les bénéficiaires peuvent développer des activités économiques et contribuer à la production agricole en RDC.
Cependant, la motion de défiance soulève plusieurs questions. Les députés pourraient notamment examiner la répartition des financements, le rythme des décaissements et le nombre réel de bénéficiaires.

Photo : Muhindo Nzangi
En outre, l’examen de cette initiative permettra aux parlementaires d’entendre les arguments des différentes parties. Ils pourront ainsi apprécier les éléments présentés au sujet de la gestion du PEJAB.
À ce stade, il convient de distinguer les accusations formulées par la députée des faits établis. La motion de défiance constitue une démarche parlementaire et ne prouve pas, à elle seule, l’existence d’un détournement.
Enfin, la suite de la procédure dépendra des décisions prises par les instances compétentes de l’Assemblée nationale. Les prochaines étapes permettront de connaître l’évolution de ce dossier et les éventuelles mesures prises concernant la gestion du programme.



