Alors que l’année scolaire 2026-2027 a officiellement débuté sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo, la situation reste préoccupante dans l’est du pays.
Dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, plusieurs établissements scolaires n’ont pas pu rouvrir leurs portes. Des milliers d’enfants se retrouvent ainsi privés de cours en raison de l’insécurité persistante dans plusieurs zones.
La rentrée scolaire, officiellement lancée le 1er septembre 2026 par la ministre d’État Raïssa Malu, reste donc difficile pour de nombreuses familles du Sud-Kivu.
Malgré les assurances des autorités éducatives provinciales, plusieurs écoles des hauts et moyens plateaux de Kalehe demeurent fermées.
Le groupement de Ziralo particulièrement touché
La situation est particulièrement préoccupante dans le groupement de Ziralo, dans la sous-division de Kalehe.
Depuis le début du mois d’août 2026, des affrontements répétés ont provoqué d’importants déplacements de populations.
De nombreuses familles ont quitté leurs villages pour chercher refuge dans des zones considérées comme plus sûres.
Des salles de classe désertes
Dans plusieurs localités touchées par les violences, les élèves n’ont pas pu reprendre le chemin de l’école.
Les parents ont également été contraints de quitter leurs habitations avec leurs enfants. Cette situation rend difficile, voire impossible, la reprise normale des activités scolaires.
Pour de nombreuses familles déplacées, la priorité reste aujourd’hui la sécurité et la recherche d’un lieu où vivre à l’abri des violences.
Des enseignants également contraints de fuir
L’insécurité affecte aussi le personnel éducatif.
Face aux menaces et aux affrontements, plusieurs enseignants et responsables d’établissements auraient quitté les zones concernées.
Leur absence complique davantage la reprise des cours et fragilise le fonctionnement des écoles encore ouvertes.
Un double défi : sécurité et assistance humanitaire
La crise sécuritaire risque d’avoir des conséquences importantes sur la scolarité des enfants de Kalehe.
Ces derniers sont déjà confrontés aux conséquences de plusieurs vagues de déplacements et de violences enregistrées au cours des derniers mois.
La société civile et les familles déplacées appellent donc les autorités à renforcer la sécurité afin de permettre une reprise effective des activités scolaires.
Le retour de la paix et le rétablissement de l’autorité de l’État apparaissent comme des conditions essentielles pour permettre aux enfants de retrouver leurs salles de classe.
Les besoins humanitaires restent importants
Au-delà de la sécurité, les populations affectées ont également besoin d’une assistance humanitaire urgente.
Les familles déplacées sollicitent notamment un soutien pour leur retour, la réhabilitation des infrastructures scolaires et la fourniture de matériel destiné aux élèves.
La distribution de fournitures scolaires pourrait également contribuer à faciliter la reprise des cours dans les zones où les conditions de sécurité le permettent.
L’éducation face à l’insécurité à Kalehe
Pour l’heure, l’école à Kalehe reste un symbole de résilience face aux difficultés.
Cependant, l’accès à l’éducation demeure fortement perturbé par l’insécurité.
Tant que les violences se poursuivent dans certaines zones, de nombreux enfants risquent de rester éloignés de leurs salles de classe.
La reprise effective des cours dépendra donc largement de l’amélioration de la situation sécuritaire et du retour progressif des familles déplacées.
Par la Rédaction de Work-TV.com


