MATADI, 18 octobre 2026 — Les syndicats d’enseignants au Kongo Central soutiennent l’arrêté provincial fixant les frais scolaires pour l’année 2026-2027. Toutefois, ils demandent aux autorités d’améliorer les conditions de vie des professionnels de l’éducation. L’Intersyndicale provinciale de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC) réclame notamment une prime de 500 000 francs congolais pour chaque enseignant.
Dans une déclaration publiée dimanche à Matadi, l’organisation présente cet arrêté comme un premier pas vers la résolution des difficultés du secteur. Elle évoque également la situation de plus de 10 000 enseignants non rémunérés.
Les syndicats d’enseignants réclament une prime provinciale
L’Intersyndicale appelle les députés provinciaux à intervenir en faveur des enseignants non payés et des nouvelles unités toujours privées de salaire.
En outre, elle demande l’instauration d’une prime provinciale de 500 000 francs congolais par enseignant. Pour concrétiser cette revendication, l’organisation souhaite que les autorités adoptent un édit et prévoient les ressources nécessaires dans le budget provincial 2026-2027.
Cette demande s’inscrit dans un contexte marqué par les difficultés financières rencontrées par une partie du personnel enseignant. Selon l’organisation, les autorités doivent apporter des réponses concrètes afin de préserver le bon fonctionnement des établissements scolaires.
Une menace de perturbation des cours
L’Intersyndicale prévient que l’absence de réponses satisfaisantes pourrait entraîner des perturbations, voire une paralysie des activités scolaires dans toute la province.
Face à cette menace, elle invite les autorités provinciales à prendre en considération les revendications du personnel enseignant. Elle privilégie néanmoins le dialogue avec le gouvernement provincial et l’Assemblée provinciale pour éviter une aggravation des tensions sociales.

Photo : les syndicats d’enseignants
Au niveau national, l’organisation accorde au gouvernement central un délai de 14 jours pour répondre aux revendications des enseignants. Par ailleurs, elle s’oppose au transfert de la Mutuelle de santé des enseignants (MESP) vers le Fonds de solidarité de la santé.
L’Intersyndicale souhaite que les autorités examinent cette question avant l’adoption d’un statut particulier pour les professionnels du secteur.
« L’éducation est apolitique », rappelle Joël Munkasi Tuzayamo
Dans sa déclaration, le président et porte-parole de l’Intersyndicale, Joël Munkasi Tuzayamo, insiste sur l’importance de préserver la neutralité de l’éducation et la paix sociale.
Il résume la position de l’organisation en deux formules : « L’éducation est apolitique » et « Nous voulons la paix ».
Cette prise de position intervient alors que les frais scolaires suscitent des préoccupations au Kongo Central. Les parents, les élèves et plusieurs acteurs de l’éducation s’interrogent notamment sur le coût de la scolarité et les conditions d’apprentissage.
Dans ce contexte, les discussions entre les syndicats et les autorités seront déterminantes pour répondre aux revendications du personnel enseignant et limiter les risques de perturbation de l’année scolaire 2026-2027.



